Pervers narcissique : le fuir ou le combattre ?

Le pervers narcissique désigne un homme ou une femme qui établit avec sa victime une relation d’emprise très destructrice afin de combler son propre manque d’estime personnelle. Même si l’expression est devenue très « à la mode » et entre cette année dans le Petit Larousse, elle doit être maniée avec prudence.

Emprise, manipulation

La perversion narcissique est une pathologie de la personnalité, repérée et nommée pour la première fois dans sa forme moderne par le psychanalyste Paul-Claude Racamier en 1986 

Dans la définition, très psychanalytique, que Racamier en donne, le pervers narcissique est un sujet qui met en place 

une organisation durable ou transitoire caractérisée par le besoin, la capacité et le plaisir de se mettre à l’abri des conflits internes et en particulier du deuil, en se faisant valoir au détriment d’un objet manipulé comme un ustensile et un faire-valoir.

Plus concrètement, il s’agit d’un prédateur qui se choisit une cible (« sa » victime, car il n’agit pas ainsi avec tout le monde), l’isole des autres afin de mieux asseoir son emprise et prend plaisir à la rabaisser et à la faire souffrir, jusqu’à la détruire

Ce peut-être un ou une amoureuse, mais aussi un.e ami.e, un.e supérieur.e hiérarchique au travail ou encore un membre de sa famille…

La relation d’emprise est souvent le premier signe permettant de reconnaître la présence du pervers narcissique,

précise Anne Clotilde Ziegler. Et, fait marquant, c’est la souffrance de sa proie qui le révèle : la victime — qui n’y est pour rien ! – perd peu à peu toute estime d’elle-même et doit souvent entreprendre un long travail psychologique de reconstruction.

Quant au pervers narcissique, il ne va jamais en thérapie : pour lui, tout va bien ! Il n’a d’ailleurs même pas conscience du mal qu’il peut faire — ou se croit dans son bon droit.

A savoir

Si vous pensez être victime d’un pervers narcissique, vous trouverez appui et conseil auprès d’associations de victimes, telles l’association de défense contre le harcèlement moral (ADCHM), l’aide aux victimes de manipulateurs pervers narcissique (AVMPN) ou l’association AJC contre les violences morales intrafamiliales.

La victime se trouve encore dans cette contradiction entre amour et révolte qui sera interprétée par les autorité comme folie. Folie que le pervers narcissique va mettre en évidence pour retourner encore la situation à son avantage. La victime se trouve rapidement isolée de son environnement sécurisant : famille, amis, et même enfants. En l’isolant, le bourreau assure son emprise. Il organise la dépendance financièrement, de telle sorte que, si elle tente de reprendre ses esprits, le manque total de revenus la garde sous son emprise. L’épuisement moral, émotionnel, et physique rend la victime incapable de s’en sortir sans l’aide de professionnels avertis.

Une fois la situation définie, la seule chance pour la victime est de FUIR !

Fuir, oui… Mais comment ?

Author: Angelique KEARSLEY

Thérapeute en médecine énergétique, Enseignante, et Ecothérapeute, Angelique Kearsley organise des ateliers de développement professionnel et personnel facilités par le cheval.

PARTICIPEZ, DONNEZ VOTRE AVIS, POSEZ VOS QUESTIONS